II – Historique

La gynécologie médicale est une spécialité qui a émergé dans les années 1950 notamment sous l’impulsion du Professeur Albert Netter. Elle s’intéresse aux aspects médicaux de la gynécologie, à l’endocrinologie de la reproduction, à la médecine interne de la femme.

Au niveau universitaire, un CES de Gynécologie médicale est créé dans les années 1960. Il correspond à une formation destinée à une pratique de ville axée sur le suivi gynécologique normal, la contraception, l’orthogénie, le suivi de grossesse et la prise en charge des pathologies médicales de la sphère gynécologique.

En 1983, la disparition des CES fond la formation et la pratique de la gynécologie médicale dans le DES de Gynécologie&Obstétrique. Devant le besoin de santé publique que représente la pratique de la gynécologie médicale, le Ministre Mattei décide en 2003 de créer 2 DES distincts correspondant à une spécialité médicale et une spécialité chirurgicale. La création du DES a ainsi permis à la Gynécologie médicale de se développer en tant que spécialité médicale avec une formation en 4 ans de grande qualité aussi bien au niveau théorique que pratique.

La Gynécologie médicale se filiarise dès sa création afin de garantir un nombre fixe d’internes formés annuellement, répondant bien avant la réforme actuelle aux nécessités de santé publique. Le nombre de postes d’internes ouverts est insuffisant, toutefois pour répondre à des problèmes démographiques ce nombre augmente progressivement chaque année avec depuis 2011 une augmentation de plus de 50% des postes: 68 internes en 2016 versus 30 en 2011.

Il est évident que les attributions des DES de Gynécologie médicale ne sont pas strictement superposables à celles des anciens CES. Plusieurs réformes ont changé la nature de la formation et de la pratique de la gynécologie médicale. En premier lieu, la création d’une formation initiale spécialisée et spécifique avec le DES, mais aussi la réforme du médecin traitant, l’extension des compétences des sage-femmes et le parcours coordonné mis en place par la loi HPST, ont modifié l’avenir du DES de Gynécologie médicale.